Ils sont pas canons Harry et Billy?

Ils sont pas canons Harry et Billy?
Des poteaux de Bristol étant venus nous rendre visite, on a décidé de se rendre à Abbey Road, la rue qui possède le passage piéton et le studio d'enregistrement les plus connus au monde. (Quoique, comme on me l'a judicieusement fait remarquer, ça pourrait être dans n'importe quelle rue, on ferait pas la différence. Mais ne gâchons pas l'enthousiasme.)
Avec trois copines, on s'est donc placées les quatre sur le passage piéton, tentant d'imiter (vaguement) les Fab Four. (Je suis à la place de John Lennon, et m'étais même habillée en blanc, comme lui. Vous avez dit "dérangée du flutiau"?)
Ensuite, inévitable séance de marquage de notre passage sur place. J'explique: Le muret (blanc) qui entoure le studio d'enregistrement est recouvert d'inscriptions en tous genre, de Love is all you need à "James was there 12.04.96" à John Lennon forever en passant par "I travelled across the universe to get there. The Walrus."
Ce qui fait que nous avons également laissé un testament de notre présence. Des photos à voir sur Facebook, pour autant que tu sois mon ami(e).

Le job d'Aupair devrait se faire à deux. Explication: Ma famille d'accueil, cherchant une future Aupair (oui car je rentre bientôt!) en a trouvé une via une agence. Elle s'appelle Debbie, elle est également Suisse et elle est venue passer quelques jours dans la famille. And that was the best Aupair time of my whole time in London. On a passé 4 jours à faire les folles, à visiter plein de trucs, faire du shopping, regarder des films, aller voir un concert, et sortir tous les soirs, avec la bénédiction et l'encouragement de Céréale, vu qu'elle voulait que Debbie s'imprègne de la vie londonienne. Même le boulot semblait plus facile, le repassage était plus rigolo, et vider le lave-vaisselle n'a jamais été aussi hilarant. Je peux vous dire qu'elle m'a manquée quand elle est partie.

Parmi les nombreuses activités que je pratique avec Maïs et Blé, une d'entre elles me plaît particulièrement: jouer au foot. Si tu me connais un tant soit peu, tu sauras que le football n'est absolument pas ma tasse de thé (sauf en cas de coupe du Monde ou d'Europe, peut importe tant qu'il y a des grands écrans et que je peux faire la folle avec tout le monde en agitant des drapeaux, même si je capte rien à ce qui se passe sur le terrain.)
En plus, jouer au foot avec des moins de 5 ans s'avère être du sport intensif: voir arriver le ballon à 5 à l'heure, et faire semblant de ne pas réussir à l'attraper (oui bah forcément je suis gardienne).
Au fait, j'ai jamais compris pourquoi en tant qu' "adultes", on laissait toujours les enfants gagner. Je veux dire, si tu fais la course avec un mioche, ou si tu fais un jeu de société, on s'attend à ce que tu le laisse gagner. Je comprends pas. Pour moi, il va rien apprendre de la vie et il va croire que tout est facile. C'est pour ça que je les bats à plate couture au Memory ou que je les explose à la course. Mais après je cours en les portant sur mon dos, donc je suis pas si méchante finalement.

L'autre jour j'entre dans une rame de métro, je m'asseois et je lève la tête. Je regarde autour de moi, et je n'en crois pas mes yeux: la rame est uniquement remplie de mecs, et super mignons avec ça. J'ai toujours pas compris, je pense que c'était un groupe de mannequins se rendant au même endroit tous ensemble. Toujours est il qu'avec l'unique fille en face de moi, on a commencé à s'échanger des regards et des haussements de sourcils, du style "Chanceuses, hein?"

Les enfants sont une éternelle mine de gros mots. On m'a déjà balancé les mots et phrases suivants:
"you're a prick", "poopyhead", "bugger", "poopy pants", "shit"...
et j'ai entendu les enfants des autres dire à leurs mamans ou Aupairs : "fuck it", "you stupid little slut" , "for fuck's sake", ...
Tout ceci étant déclaré par des enfants dont les âges varient de 2 à 5 ans.

Ma folie d'aller courir m'a repris. (Oui, repris. Non, ce n'est pas une erreur de typing.)
Dans mon enthousiasme, je me suis acheté deux shorts, et en ai étrenné un le soir même (oui je vais courir le soir après le boulot). Il y avait encore du soleil, donc Julie la naïve se dit: "Et si j'y allais en top et short, comme ça je peux bronzer!"
Ah oui, mais comme ça tu te fais aussi siffler et klaxonner. Super cool non?
Non.
Sinon, je tiens également à vous faire partager les chansons qui me boostent quand je vais me défouler (au cas où ça vous tenterait d'aller dépenser quelques calories à travers la campagne):
- 7 things / Miley Cyrus
- Dakota / Stereophonics
- Chasing Cars / Snow Patrol
- Comme un Homme / Mulan Soundtrack
- Sex on Fire / Kings of Leon
- All My Loving / The Beatles
- Une étoile est née / Hercule Soundtrack
- Hope It Gives You Hell / All-American Rejects (un des clips qui me fait mourir de rire)
- He's A Pirate / Klaus Badelt (Pirates of The Caribbean)
- Mr. Brightside / The Killers
- I've Got My Mind Set on You / George Harrison
Si tu aimes, fais moi savoir et je t'envoie une liste complète :)

Dernier événement étrange en date, hier après-midi sur Oxford Street: une manifestation composée de gens NUS à bicyclette, avec de la musique et des hauts-parleurs. J'ai cru que je pourrais jamais m'arrêter de rire.
Le jour de l'anniversaire de la Reine. Qui a maintenant 83 ans. God Save The Queen.

Au fait, si t'es pas encore au courant: Je prends l'avion le 1er juillet (avec Val, ahahaha!) et arriverai en terre promise aux alentours de 17 heures. :D

# Postato martedì 02 giugno 2009 18:11

Modificato domenica 14 giugno 2009 08:30

Le génie est un flot baigné par la folie. (Je suis un génie!!!)

 Le génie est un flot baigné par la folie. (Je suis un génie!!!)
Un de leurs livres que je préfère s'appelle: "The story of the little mole who knew it was none of his business" ("De la taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête", on est plus explicites pour la version française. Forcément.) Pour les néophytes, il s'agit d'un livre pour scatophiles, ni plus ni moins. En fait, c'est l'histoire d'une petite taupe qui un matin sort de son trou et pof! elle reçoit un caca sur la tête. Plutôt irritée, elle entreprend de découvrir qui est le responsable, par l'entremise d'interrogations du voisinage. La structure de l'histoire est faite ainsi: La taupe se rend auprès d'un animal et l'accuse d'avoir expulsé ses matières fécales sur son citron. L'animal rétorque que la taupe est en tort, et il ou elle le démontre en faisant une crotte devant la taupe. Plus tu avances dans ta lecture, plus tes yeux te sortent des orbites: à chaque page, il y a surenchère en veux-tu en voilà d'excréments, de caques, de popo, de crottin et j'en passe.
Very didactique.


Une expression adorable apparaît sur la bobine de Blé quand on lit "Les trois petits cochons". Dès qu'on arrive à la page où le grand méchant loup se pointe, Blé se lèche les babines, à l'identique du loup sur l'image. Trognon.
(Pourtant il est juif donc il a pas le droit de manger du cochon. Haha.)


Quand les enfants s'adonnent à l'éructation (non non, pas érection, petit(e) pervers(e) ), je suis censée leur administrer le coup de fouet. Nan, mais un avertissement ou une petite engueulade si ils recommencent. Mais que répondre lorsqu'ils m'assènent: "Pardon me for being rude. It was not me, it was my food. It just popped up to say hello, and now it's gone back down below." (Pardon pour avoir été impoli, ce n'était pas moi, c'était ma nourriture. C'est juste venu dire bonjour et maintenant c'est redescendu.)
Que faire également lorsque Maïs veut un dessert, que je lui dis que d'abord il doit avoir des fruits, et qu'il me balance: "You, be careful!" (Toi, fais attention!)

Dans la rue en sortant de l'école, marchant avec trois copines en nous dirigeant d'un pas tranquille vers la station de métro. Un vieux croûton monsieur nous hèle soudain avec ces mots: "Oh, Charlie's Angels! You are Charlie's Angels! You are four but you're Charlie's Angels! Have a day as lovely and beautiful as you are!"
You too.

Ma charmaaaaaaaaaaaaante famille d'accueil partant en vacances aux Bermudes (non ils se sont pas perdus dans le triangle), j'ai pu revenir en terre patrie pour 10 jours (oui parce que l'hôtel aux Bermudes uniquement coûtant 2000 livres pour 5 jours, je comprends que c'est moins cher d'envoyer Julie en Suisse pour 70 livres aller-retour...). Ce fut très intense et très chouette. Merci à ceux et celles qui se sont bougés le popotin pour me voir.

Ahahaha, nous voilà enfin arrivés au sujet dramatique: la grippe porcine (en anglais "swine flu"). J'ai toujours pas compris pourquoi ça faisait un tel chambardement, mais toujours est-il que ça nous a donné l'occasion de rigoler un peu. Déjà à l'école, la genre de sous-directrice (enfin plutôt la femme du directeur) est venue en trombe dans la classe, avec une tronche de quatre kilomètres de long, du style "toute-ma-famille-est-décédée-hier-ma-maison-a-brûlé-j'ai-plus-de-lait-dans-le-frigo-et-Rachel-a-largué-Ross". Elle nous brandit un paquet de mouchoirs antibactériens que nous avons l'obligation d'utiliser (uniquement quand tu dois te moucher, gros malin) et que nous devons ensuite placer dans une poubelle fermée ou aux toilettes, puis bien se laver les mains pour éviter tout risque de contamination.
Contamination, contamination, tu vas voir ce que j'en fais.
Dans tous les endroits publics où nous nous sommes rendues, nous avons passé notre temps à hurler: "SWINE FLU" dès que l'une d'entre nous éternuait. On a toujours pas été mises en quarantaine.
(Vous avez dit infantiles?)

Suis partie trois jours en Cornouailles avec deux copines. Départ à 23h30 de Londres, voyage en bus avec un crétin qui croit utile de "mettre l'ambiance" avec la musique de son téléphone portable (non, c'était pas utile), et dodo dans le bus, deux sur les sièges et une allongée par terre, on a fait un tournus régulier. Arrivées à l'heure légèrement matinale de 6h15 à Newquay. Errance d'une heure sur la plage jusqu'à ce qu'un café ouvre, puis déjeuner sur un banc. Balades et plage (et photos de nous en train de bondir partout --> voir Facebook). Vers 19 heures on s'installe sur un banc pour regarder passer les groupes d'enterrement de vie de garçon / jeune fille (car, va savoir pourquoi, Newquay est LA destination préférée des Anglais pour ce genre de célébration) puis on prend un autre bus dans la soirée qui nous amène à St-Ives, où se trouve notre auberge de jeunesse. Dodo immédiat, on en peut plus. Le lendemain, retrouvailles avec des potes qui viennent de Bristol, et balades et repos sur la plage once again. Et re-dodo. Le lendemain, bus à 8h45 pour retourner à Newquay. Balades encore, repos au bord d'une falaise, puis à 15 heures on reprend le bus qui nous ramène à Londres. On est revenues très philosophes de ce voyage. Quelques considérations hautement intellectuelles:
- La montagne de choses que l'on possède est inutile. Deux pulls, un t-shirt, un pantalon et des sous-vêtements suffisent dans la vie.
- Se laver n'est qu'un privilège de riches. Une fois par semaine est amplement assez.
- Porter du maquillage s'avère être une activité inutile et ridicule.
- Quand tu es fatigué, tu peux dormir n'importe où, n'importe comment. On est bien trop confortables dans nos petites maisons avec nos lits à deux places.
- Quand tu as faim, tu peux manger n'importe quoi, n'importe quand. Des algues en quantité suffisante et nous sommes heureuses.

P.S. J'ai hésité à passer un détail sous silence, mais je me suis dit que ce serait mentir, et comme je ne mens jamais: Toutes ces fantastiques résolutions ont été étrangement oubliées rapidement dès achevé le retour à la civilisation (et à une douche chaude avec un linge propre).


Fanatiques comme nous le sommes, avec Valentine nous sommes retournées à la "stage door" de l'Apollo Theater pour revoir James (McAvoy, si c'était pas encore assez clair) une dernière fois. On va se poster, et on attend. La foule grossit et grossit. Soudain, deux personnes traversent la foule afin de se rendre vers la porte. On les regarde approcher et là, les bras m'en tombent: Dominic Cooper et Amanda Seyfried se trouvent à un mètre de nous, tentant d'entrer dans le théâtre pour aller féliciter leur pote James, qui a fini par sortir, qu'on a repris en photo et qui nous a re-signé des autographes. Extase.
Ce fut la nuit des stars. (Elle est égalité avec celle de la Première Royale de Quantum of Solace. On avait vu William et Harry tout de même!)

Une jolie chanson pour te mettre tout en bonne humeur: O La vidéo est de mauvaise qualité, mais ça ne gâche rien à la musique, Zeus soit loué.

À plouche!

Photo: Julie sur un roc au pays-des-mouettes-et-des-pasties. (Les Cornouailles, petit inculte.)

# Postato giovedì 14 maggio 2009 10:11

Modificato lunedì 18 maggio 2009 15:33

London is a bad habit that one hates to lose.

Dans la chambre de Blé, en train de jouer avec la cuisine (en plastique. Ya un toaster, un égouttoir et une bouilloire qui fait du bruit. C'est trop bien.) Blé est en train de préparer quelques encas (imaginaires) puis me propose: "Tu veux du cake?" "Ah, merci! Miam miam!"
Voyant que j'ai "terminé mon assiette", Blé me demande: "Tu veux encore du cake?" "Ah, ben pourquoi pas?" réponds-je en tendant mon assiette, et le voilà qui me rétorque: "Nan, tu vas devenir grosse."
La vérité sort toujours de la bouche des enfants.

L'histoire du lave-vaisselle (une trilogie en trois épisodes): Nan je vais pas te saoûler avec des histoires de lave-vaisselle, je vais juste te donner un aperçu de ce que comporte parfois (en tout cas en ce qui me concerne) le job d'Au Pair: Suite à une myriade de disfonctionnements en tous genres, le lave-vaisselle a décidé de rendre l'âme (le mieux qu'il puisse faire). Cela faisait donc trois semaines que je lavais la vaisselle à la main, comme au bon vieux temps (ou comme en vacances dans le sud-ouest. Je n'en dis pas plus, certains se reconnaîtront.). La blague en plus, c'est qu'en rendant son dernier soupir, le lave-vaisselle n'avait rien trouvé de mieux à faire que de bloquer un de ses tuyaux permettant l'écoulement de l'eau. Ce qui laissait une mare d'eau saumâtre d'environ 8 centimètres 35 dans le fond de la machine. Sois patient, la partie croustillante arrive.
Une entreprise devait venir tout bientôt installer un nouveau lave-vaisselle et reprendre l'ancien, mais celui-ci doit être plus ou moins propre. Ce qui a conduit Céréale à me demander de vider l'eau croupie de l'intérieur du lave-vaisselle. Et par croupie j'entends aussi remplie de sel (provenant des doses que tu mets dans le compartiment en plastique) et de restes alimentaires. Super-chouette. Ensuite les installateurs du nouveau lave-vaisselle sont arrivés, et MORT DE RIRE le lave-vaisselle était trop grand pour se frayer un chemin où il était censé se placer. Il a donc fallu une nouvelle semaine pour qu'un type vienne détruire deux-trois tuyaux (en nous supprimant le gaz par la même occasion, sympa quand tu cuisines au gaz), et casser deux-trois carreaux pour faire rentrer le lave-vaisselle dans sa place réservée. Finalement, le lave-vaisselle est opérationnel depuis une semaine, et ça a CHANGÉ MA VIE. Oui, c'est triste, mais c'est comme ça, la vie d'une Au Pair peut être bouleversée par la moindre amélioration ménagère ("Oh, une nouvelle planche à repasser! Chouette chouette chouette!")
(Note intérieure: Ne pas se laisser aller à porter un foulard sur la tête et discuter du prix de la patate avec la première commère venue chez Sainsbury's. Non non non.)

J'ai enfin rencontré l'Homme de Ma Vie (ou l'Homme Parfait, c'est selon). Points forts: Il est écossais (avec un merveilleux accent), il a des yeux mag-nifiques, il est un des meilleurs acteurs qui existent et il est extrêmement drôle. Inconvénients: Il est marié, il a 31 ans et il ignore mon existence (enfin plus ou moins). Je m'explique: Il s'agit de James McAvoy, mon acteur préféré, que je suis allée voir au théâtre dans une pièce appelée Three Days Of Rain. Et avec qui m'y suis-je rendue? La reine des folles, j'ai nommé Valentine.
Étant autant fan l'une que l'autre de James (appelons le James, soyons fous), nous ne nous tenions plus de joie. Confortablement installées à nos places au second rang, j'ai bien cru que j'allais faire une crise de n'importe quoi. Mais le regard "bienveillant" de Val m'a empêché de me laisser aller à n'importe quelle divagation telle que m'évanouir ou sauter de joie sur mon siège. (Oui, j'ai frôlé la honte de peu.)
ENFIN, James apparaît sur scène. Par je ne sais quel miracle (je pense que c'est le choc de le voir devant moi EN VRAI), je résiste à l'envie irrépressible de hurler et me concentre sur ses paroles. (Pas facile. À un moment, James m'a même regardée pendant environ une minute lorsqu'il déclamait son texte. Je sais très bien que quand t'es sur scène tu n'arrives pas à distinguer le public dans la salle, mais ça compte quand même. Il m'a regardée.) Fin de la pièce, et on se rue à l'arrière du théâtre jusqu'à l'entrée des artistes. L'un des acteurs vient signer des autographes et se faire prendre en photo, puis finalement James se matérialise à 50 centimètres de nous. Étonnamment, je parviens à garder la maîtrise de mon cerveau, à prendre James en photo, à lui faire signer un autographe et à lui dire qu'il était génial, sur quoi il m'a répondu: "Merci beaucoup!" (Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah...)
Bref, une soirée pleine d'adrénaline. (Pour les intéressé(e)s, il joue dans les films suivants: The Last King of Scotland, Becoming Jane, Atonement, Wanted et bientôt dans The Last Station. Il était aussi Mr Tumnus dans Narnia. Hahahahaha.)

Les enfants ont reçu de nouveaux lits. (Tu te diras: "Wouah, passionnant." Mais attends la suite.) Et pas n'importe quels lits: Des lits-voitures de course. Le matelas est positionné au milieu d'une structure rectangulaire en plastique en forme de voiture, avec des roues, et tout et tout. Le détail extra: Les lits-voitures possèdent une clé qui allume les phares et fait faire "bip-bip" à la voiture lorsqu'on appuie sur un bouton. Véridique.

Je suis allée visiter Poudlard. Non, en fait je suis allée visiter Oxford, et dans l'un des collèges, plusieurs scènes de Harry Potter ont été filmées, comme dans la grande salle où ils mangent, ou les escaliers. Très chouette de se prendre pour un sorcier en marchant dans les couloirs.

SURDOSE de Peter Pan. Les enfants ont un grand problème: une fois qu'ils s'accoutument à quelque chose, on n'en voit plus la fin. Tel est mon destin, lié irrévocablement à Peter Pan, que j'ai regardé environ 47 fois (et je suppute que 86 fois m'attendent.) et qui ME SORT PAR LES OREILLES, pour être polie. Enfin bref, tout ça pour dire qu'on était agglutinés tous les trois sur le canapé (Blé, moi et Maïs) et Maïs me fait: "Si seulement Peter arrivait à la fenêtre pour nous emmener au Pays Imaginaire en volant..."
Ahaha mon petit, voilà la première de toutes les grandes désillusions de ta vie...

Pour la St-Valentin, Céréale et Avoine n'ont rien trouvé de mieux que de s'offrir des ballons chantants. Des énormes ballons en forme de coeur qui, lorsque tu appuies sur un bouton, chantent une adorable et absolument pas irritante chanson. (Pense Mariah Carey. Tu verras le style.) Forcément, les enfants s'en sont pris d'amour et ont passé une semaine à appuyer sur les boutons à toutes les occasions possibles et imaginables. La pensée de mettre fin à ma vie m'est venue, j'ose l'avouer. Le calvaire s'est enfin terminé lorsque les ballons ont perdu de leur gonflant et qu'ils furent jetés à la poubelle. Le gag, c'est que l'autre jour je devais vider les poubelles et amener le sac poubelle dans le container à l'extérieur. J'empoigne le sac poubelle, et le voilà qui commence à chanter. Je te jure que ça fiche les jetons. Un sac poubelle chantant. Je le balance dans le container, et rebelote, un container chantant. Les voisins ont pas dû se marrer en me voyant.

Une bande de quatre dingos est venue me rendre visite. En exclusivité: Isa, Léa, Loïc et Alix au pays des Merveilles. (Hahaha, pas pu m'empêcher, désolée.) Trois jours de folie intense et délires non réfrénés. Les grandes lignes:
- Alix qui montre son caleçon "british" sur le Tower Bridge.
- Val devant la Tour de Londres, qui s'interroge sur l'emplacement de la guillotine à l'époque d'Henri VIII (en clair, où c'est qu'on coupait la tête des gens?)
- McDo: Isa tente de faire comprendre au serveur ce qu'elle veut, et comme il comprend pas tout, elle lui parle français (imaginant je ne sais comment qu'il comprendra mieux.) Lors du repas, Val s'amuse avec une paille. Je fais la remarque suivante: "Eh, tu fais de l'art?" et je reçois ceci: "Oui, c'est de l'art païen."
- Léa qui essaie une paire de bottes style Spice Girls (avec le drapeau anglais dessus) et qui du coup prend 20 centimètres. Je promets que ça fait une GRANDE différence.
- Loïc qui achète une veste qu'il possède déjà (selon nous) mais totalement différente et nécessaire (selon lui).
- Hamleys (géant magasin de jouets) : Alix et Isa s'engagent dans une lutte sans merci à coup d'épées en plastique. Les vendeurs arrivent en renfort et leur fournissent des boucliers. Merci les gars.
- Émerveillement devant les écureuils. TOUS tentent de faire ami-ami. En vain.
- Agglutination à quatre (Léa, Loïc, Alix et moi) dans une cabine téléphonique (effet sardines en boîte) pour les besoins d'une photo. Le souci, c'est qu'un individu y avait fait ses besoins auparavant. Lovely.
- Alix (qui est censé être non-violent :D ) qui s'achète un livre rempli de suicides de petits lapins.
- Ébahissement et consternation devant le style (ou manque de) qui caractérise l'habillement de la population londonienne. C'est vrai que ça vaut le détour.
London is a bad habit that one hates to lose.

# Postato martedì 03 marzo 2009 15:41

Modificato giovedì 02 aprile 2009 10:19

Se coucher tard nuit.

Se coucher tard nuit.
Pour conclure le mois de janvier en beauté, soirée monumentale composée de la comédie musicale GREASE: Hilarant dès le départ pour cause de l'annonceur au haut-parleur qui nous rappelle que comme dans les années 50 les téléphones portables n'avaient pas été inventés, nous étions priés de les éteindre. Suite de la soirée de toute immensitude, en tant que Pink Ladies avec lunettes de soleil (je rappelle qu'il était environ 11 heures du soir). À mourir de rire.
On rentre en bus, plutôt fatiguées, et surtout pas dans la volonté de parler à qui que ce soit. Manque de veine, la bande de gugusses à côté de nous ne semble pas de cet avis. Ils parlent anglais entre eux, mais sont apparemment de nationalités différentes, Espagnols, Italiens, Français... L'un d'eux nous demande si on est Biélorusses. Je vous demande un peu. (Maintenant que j'y pense, il avait peut-être été induit en erreur par le fait qu'on avait parlé de Primark et qu'on avait traité une fille de "GROGNASSE!" en roulant les r.)
L'un d'eux est clairement français, si l'on en juge par son fantastique accent. (Aucune moquerie là-dedans, je vous l'assure.) Le Biélorusse doit sortir du bus, il nous demande donc notre numéro. Il essuie un refus, ce qui (je ne sais comment) l'encourage à réitérer la demande, comme si on avait pas bien compris: "Vous êtes sûres?"
Merci mon coco, aucun doute.

Réveil le lendemain matin avec une visite pas piquée des mouches: le cimetière de Highgate, enfin la partie Est, où est enterré Karl Marx. Des adulateurs ont laissé trois bouteilles de champagne avec une fleur dedans au pied du mausolée. Une sorte de commémoration à leur manière, j'imagine. Vu l'origine du philosophe, j'aurais plutôt entreposé des bouteilles de vodka. Mais chacun son truc.
Le reste du cimetière est en fait un encombrement-amoncellement de tombes mal entretenues, ce qui donne un effet plutôt sinistre au tout. On se balade et on voit une tombe ouverte, le couvercle posé sur le côté. Brrrr, spooky. Je suis de l'avis qu'on va découvrir un cadavre à l'intérieur, mais Sophie me contredit et va jeter un coup d'oeil. Elle a raison, c'est juste de la terre et de la pluie. Brrrr et creepy quand même.

Début février, Londres fête le Nouvel An chinois, qui se déroule dans Chinatown (très surprenant). Au programme: cortèges, dragons, animations, stands de nourriture, et feux d'artifices pour clore l'événement. Très chouette. (Tu es chanceux, car après mûre réflexion j'ai abandonné l'idée de faire une blague à propos de boeuf, car c'est l'année du boeuf. Je crois qu'on va s'en tenir là.)

Si tu as accès aux journaux, à la télévision, à Internet ou même à la radio, tu auras sûrement eu vent du fait qu'il a neigé à Londres. (Haha, avoir vent du fait qu'il a neigé. Hahaha.) Le détail, c'est que ce que le reste du monde considère comme une petite tombée de neige, la ville de Londres le voit comme l'apocalypse. Le Jour d'Après. Mais sans Jake. (Trop dommage d'ailleurs. Bref.)
Ce qui fait que dès que deux centimètres de neige se sont accumulés sur les trottoirs, tout le traffic londonien s'arrête. Je ne plaisante pas. Les métros sont bloqués, les bus ne circulent plus, les écoles ferment et la moitié de la population active ne va pas au boulot. Pays de feignants.
Donc deux jours durant, au lieu d'accompagner les enfants à l'école, d'aller les rechercher et de faire du ménage entretemps, j'ai passé mes journées à luger, faire des bonhommes de neige et buller sur le canapé en regardant des Walt Disney (Peter Pan, Mulan, Frère des Ours et Pocahontas entre autres) en version originale. Du bonheur.

Une nouvelle émission pour enfants a vu le jour. C'est l'histoire d'une famille d'ours blancs venus du grand nord, qui déménagent et vont s'installer plus au sud, où vivent des ours bruns. Contre toute attente, au lieu de se taper sur la gueule, ils deviennent tous copains, et le fils de la famille ours blanc, qui bien sûr est intelligent et a toujours plein d'idées, entraîne l'enfant qui regarde le programme dans une farandole d'aventures plus folles les unes que les autres (telles que compter jusqu'à trois. Je vous avais prévenus.). Le nom de l'émission? Prépare la boîte de Kleenex, c'est à chialer: Fun with Claude.
Pour la traduction française, ça donne "Amusements avec Claude". Je sais pas, mais à mon humble avis tu forces un gamin à regarder un truc qui s'appelle "Amusements avec Claude", soit il part en courant, soit il s'ouvre les veines.
Mais ceci n'est que mon avis.

Le(s) créateur(s) des Teletubbies étai(en)t sous sédatif pour cheval ou revenai(en)t d'un séjour à Amsterdam. C'est pas possible. Si tu pensais que la version française était déjà grave, la version originale est encore pire.

Mister Bean a été adapté en dessin animé en 2002, mais l'autre jour c'est la première fois que je voyais ça. Je trouve ça nul, mais juge par toi-même.

Dans un club de rock, un samedi soir. Un type à l'air sympathique fait mine de vouloir danser dans mon voisinage. Les Arctic Monkeys se font entendre dans les hauts-parleurs, et je ne sais pas par quel fait, la chanson déclenche chez le garçon une réaction des plus épiques: Il se met à danser tel le saumon. Plutôt effrayée par la prestation, je tente de fuir et de rejoindre Valentine qui est en train de rigoler dans son coin. Petite maléfique.

On est en train de marcher dans la rue, et deux Français (sans aucun doute, lis la suite) nous accostent: "Exquiouze me, dou you no ouere iz dis street?" Réponse de votre serviteur (moi-même): "Tu parles français?" Et lui de répondre par la positive. Une discussion s'ensuit, et l'un des deux ressortissants de l'Hexagone, en apprenant qu'on vient de Suisse, nous sort la suivante: "En tous cas, vous parlez bien français!"
Merci, mon gars. C'est vrai que les colons et les missionnaires français ont fait du bon boulot.
Une explication nécessaire lui est administrée, en lui disant qu'en Suisse on a quatre langues et caetera.
Le pauvre garçon pensait sûrement qu'en Suisse on parle "suisse".

Un autre voyage en bus = une nouvelle épopée: Tout d'abord, trois adulescents (en pleine mutation: corps et tête adultes, mais cerveau certainement toujours plongé dans l'enfance tardive) se mettent à écouter de la musique sur leur téléphone, en faisant ainsi profiter tout le bus. Les trois crétins descendus, une fille vient se poster près de la porte, prête à descendre à l'arrêt suivant. Dans mon for intérieur, je me fais la réflexion qu'elle est bizarrement inclinée vers l'avant. Vérification faite, elle est sur le point de vomir. Rectification, elle vient de vomir, dans la poubelle du bus. (Si t'as déjà vu la tronche d'une poubelle de bus, tu imagineras la capacité de contenance). À en juger par la couleur et l'odeur, c'est de la Guinness. Mais Valentine n'a pas très envie de se joindre à mes considérations intellectuelles sur la question, trop occupée à ne pas se sentir mal. Des places se libèrent et on va s'asseoir, croyant être libérées des abominations de la soirée. Erreur, le destin en avait décidé autrement. Je sens Valentine à côté de moi qui tressaute. Je me demande si elle a des spasmes, jusqu'à que je me rende compte qu'elle est plongée dans l'hilarité la plus profonde. Je m'enquiers de la raison, mais elle est dans l'impossibilité de me répondre. J'échange un regard avec le mec assis en face, qui me sourit et me fait des yeux ronds. Je commence à me dire que la folie a atteint la totalité du bus, quand je remarque la cause du fou-rire: Un type vient d'arriver vers nous, avec des yeux exorbités. Et quand je dis exorbités, c'est EXORBITÉS.
Comme si ce n'était pas déjà assez, le pauvre bougre passe le voyage à fixer tout le monde et à marmonner.
J'avoue, c'est extrêmement méchant et je n'aime pas me moquer des gens, mais t'aurais dû être là.
Résultat, on est quatre à pleurer de rire. Val, moi, le mec d'en face et la fille à côté de moi, sur qui (malheureusement pour elle) l'étrange homme a jeté son dévolu. Il commence à lui parler, ce qui redouble l'hilarité de la fille. On n'en sortira pas vivants. Pour finir, notre arrêt se profile au loin. Vite vite, on se lève, et vite vite, on sort. Autant vous dire qu'on a bien dormi cette nuit là.

Photo: Jour de marché à Pékin. (Naaaaaaaaaaan, Nouvel An dans Chinatown.)

# Postato domenica 01 febbraio 2009 17:10

Modificato sabato 28 marzo 2009 17:32

Pingouin dans le jardin, l'hiver n'est pas loin.

Il y en a qui ont de la chance, il paraît qu'il y en a qui s'assoient près de beaux mecs dans l'avion, et qui engagent la conversation avec eux. Et si elles sont placées trop loin pour discuter, elles peuvent au moins se rincer l'oeil. Avec la veine qui me caractérise, je tombe toujours sur les névrosés (qui hurlent dès qu'il y a des turbulences) ou les exaspérants (en général les enfants): "Eh Maman, Maman, si je change pas ma montre, quand on sera à Londres il sera plus tôt que sur ma montre, héhé! Hé Papa, tu crois qu'il est quelle heure-là? 19h15? Bah non, toi t'es resté à l'heure suisse, mais moi j'ai déjà changé, il est 18h15! Hé Martine, tu sais quoi?" Bref, exaspérant.
Et si par bonheur un séduisant représentant du sexe masculin se trouve être dans le même avion que moi, on peut être sûr que sa femme / fiancée / maîtresse / petite amie se trouve juste à côté de lui (et en général, elle est blonde). Non non, je vous le dit, ce n'est pas à moi que ça arrive.
Ce qui m'arrive à moi? Je me retrouve toujours coincée contre le hublot (oui, je sais, je suis pas obligée d'aller me mettre à cette place-là, mais qu'est-ce que tu veux, j'adore regarder dehors), car la personne qui s'assied dans ma rangée est soit en surpoids soit s'endort dès les cinq premières minutes, et ceci pour le reste du voyage. (Dans les deux cas, je n'ose déranger la personne. Vous en comprendrez aisément la raison. Voilà donc pourquoi je ne vais jamais faire pipi dans l'avion. C'est pas que je veux pas, c'est que je peux pas.)
Et sinon, pour le détail, j'ai aussi "celui-ou-celle-qui-pue" qui s'installe inévitablement devant moi. L'individu(e) se caractérise par sa propension à dégager des odeurs suspectes, soit par sa senteur corporelle, soit car l'individu(e) est affublé du mal des transports (pas besoin d'un dessin, si?).
Dans tous les cas, saperlipopette.
Par contre, la chance me sourit parfois plus tard, comme quand je devais traverser un sous-voie avec deux valises et un sac et qu'un sympathique passant m'a aidée à les transporter.

Notre ami Thomas (qui ne quitte jamais vraiment mon esprit) n'a toujours pas fini de m'étonner. Il est en fait présent dans la maison, sous la forme d'un tapis de jeu. Des locomotives sont dessinées, et il faut leur appuyer dessus afin d'entendre une voix (celle de Ringo Starr, je vous prie) qui nous donne des ordres, du style: "Appuie sur la loco rouge!" "Lequel est Percy?" et il faut presser sur la bonne loco. Si tu réponds juste, Ringo, enfin, "le gros contrôleur" te récompense par un "Well done, you're a clever engine!" ("Bien joué, tu es une intelligente locomotive!"). Par contre, s'il la réponse est erronée, tu encaisses: "Cinders and ashes! Try again!" ("Mâchefer et cendres! Essaie encore!")

Sur le plan "vie en communauté", je me dois d'annoncer qu'une grenouille a élu domicile dans la baignoire, ça fait donc deux semaines que je me douche avec un horrible truc verdâtre-jaunâtre-beurkâtre qui me fixe de ses gros yeux globuleux. Oui, elle est en plastique, mais quand même.

On joue au jeu bien connu appelé "la famille". Maïs est le papa, Blé la maman et (contre toute attente) je ne suis pas l'aupair mais l'enfant. On joue cinq minutes, puis Maïs m'ordonne de partir. Je lui demande pourquoi, il me rétorque d'aller jouer dans le jardin car lui et maman ne veulent pas que je traîne dans leurs pattes.
Euh...s'inspirerait-il de situations vécues, par le plus pur des hasards?

Vendredi soir, dans un club quelque part dans Soho. Deux folles ont pris la piste de danse ou "dannsseflaure" d'assaut, et s'y déchaînent telles les délurées. Mais le mal n'était pas encore fait. La chanson suivante s'annonce, un rythme qui nous semble connu...c'est...mais...mais oui! Et nous voici en train d'hurler les paroles de cette chanson, hyper fières et patriotes pour le coup.
Plus tard, on décide de rentrer à une heure raisonnable (c'est-à-dire avant 5 heures), et on part prendre le bus. On s'y installe, et vla-t'y-pas que deux secondes plus tard, une voix provenant d'un type (certainement défectueux de la cervelle) assis au fond du bus nous hèle avec ces mots: "Bonsoir mesdemoiselles!" Rapide coup d'oeil au corps qui a émit la voix, et confirmation des craintes exprimées plus haut. Afin d'éviter un voyage pénible, on décide d'ignorer et on s'asseoit à l'avant (oui, peut-être pas cool, mais dis-moi si t'es toujours cool à 3 heures du matin, après avoir dansé pendant 5 heures, étant crevé(e), ayant faim et devant faire pipi. Ah, tu vois.) Manque de chance, le déficient en matière grise vient s'installer sur le siège en diagonale du nôtre, et double ration d'aubaine, a embarqué son pote dans l'aventure (oui, se déplacer dans un bus londonien relève de l'aventure et même parfois du parcours du combattant). Son pote (qui, soit dit en passant, à l'air tout autant frais du cerveau que lui) nous gratifie du célèbre regard du "boulet" ou "gros lourdeau". Tout un programme.
À notre grande horreur, ralenti-du-bulbe semble vouloir engager la conversation. Sortie de l'ipod du sac à vitesse grand V et mise en place des écouteurs, quand soudain la Providence intervient. Les deux types devant nous ont parlé français également, ce qui suscite l'intérêt des moisis de l'encéphale. Ces derniers entrent en communication, ce qui provoque notre hilaritude, car déficient-de-la-boîte-crânienne a un accent marseillais. Pas de veine, les gugusses de devant sont Parigots. L'un d'eux parle avec dépourvu-de-facultés-mentales, tandis que pas-frais-du-cassis continue de nous reluquer d'une manière qu'il imagine certainement séductrice et attirante. (Grosse erreur, mon ami.) La conversation ôh combien passionnante (au sujet, vous l'aurez deviné, du football) se terminant par la descente du bus des deux amoindris du cerveau, nous soupirons d'aise car la paix est de retour. Juste avant de nous plonger délicieusement et de manière religieuse dans l'écoute de nos hymnes personnels (Kings of Leon, Abba, The Beatles, Alphabeat...), nous avons le temps de capter l'échange suivant entre les deux Parisiens: "Ah, t'aurais pas pu faire style t'étais Anglais, nan? Je déteste les Marseillais!"
Eh ben, c'est du beau.

Je ne sais pas en quelle matière sont faites les vitres des bus et du métro, mais elles sont en tout cas très mal conçues. Tout un chacun sait très bien que tout le monde cherche à contempler son reflet dans le but de vérifier de vitaux détails, tels que la possibilité d'éclosion soudaine d'un bubon-pustule sur le menton, ou l'éventualité d'une traînée de mascara sous l'oeil. Bref, toujours est-il que tu peux avoir mis deux heures à te préparer, ton maquillage peut être parfait et ta peau nickel, ton reflet dans la vitre est toujours MOCHE.
Pas impossible que j'écrive au Maire de Londres, ou en tout cas au responsable des vitres pour demander l'installation de miroirs sans tain.

Nous nous sommes rendues un dimanche soir à Leicester Square pour tenter d'apercevoir Kate & Leo car il y avait l'avant-première de "Revolutionary Road". Fiasco total. C'était totalement plein d'un côté de la barrière, on loupe tout de leur entrée dans le cinéma. On se déplace de l'autre côté, les barrières étaient couvertes d'affiches du film. Poliment, je hêle un responsable de la sécurité pour lui demander si l'on ose prendre l'un des posters, il me répond par la négative sur un ton sec et désagréable. Merci quand même, et bonjour chez vous. On essaie de monter sur une barrière pour voir les acteurs sortir du ciné, et le pote du frustré (sexuellement) d'avant nous demande expressément d'en descendre. On entend des cris, Val parvient à les apercevoir à travers un grillage, moi pas du tout.
Et on a même pas eu de poster en guise de consolation.

On m'a donné une combine futée à mettre en pratique quand je rentre à la maison de nuit. (Oui, ça m'arrive vous savez. Il y a des fois où je rentre à la maison, je ne m'endors pas toujours sous un porche.) L'astuce, c'est de placer sa clé de maison entre l'index et le majeur, de manière à ce que le bout de la clé que tu mets dans la serrure serve d'arme, ou de "couteau" si on va par là, en cas d'attaque.
J'ai encore jamais eu à trucider quelqu'un avec, mais on ne sait jamais. Y a des gens bizarres parfois. Comme ce type à côté de qui je suis passée l'autre jour. Il parlait à une poubelle. Je vous demande un peu.

Vivre à Londres, c'est la promesse d'une aventure tous les jours. Cheminant gaiement en direction du cinéma, nous décidons de couper par le parc. Il est environ 19h30, et en général les parcs sont fermés à cette heure-ci, mais comme la barrière est ouverte et que des gens jouent encore au tennis, on se dit qu'on peut bien tenter le coup. Supra-glauque un parc de nuit, je comprends qu'ils les ferment (apparemment, beaucoup de meurtres ont lieu dans les parcs londoniens). On parle, on parle, et on arrive à la barrière du parc. Manque de bol, c'est fermé. Unique solution: Escalader la barrière. (Je suis en robe, merci les gars.)
Ayant l'impression de ressembler à Hugh Grant dans un certain film se passant à Londres, nous gravissons tant bien que mal la clôture en fer et sautons de l'autre côté. Mission accomplie.

La télévision est une grande source d'études pour moi, et par l'entremise de certains programmes enfantins, je suis arrivée à deux conclusions: le sexisme est toujours de mise, et la sexualité est latente. Cas n°1: Mickey et Minnie veulent nettoyer un téléscope (ne pose pas de questions). Mickey sort le savon, et va se mettre à l'ouvrage, quand Minnie proclame qu'elle va s'en occuper, lui prend le savon des mains et nettoie à sa place. Hm hm.
Cas n°2: Handy Manny est un bricoleur qui vit avec des outils parlants (si,si), et son amie Kelly tient une quincaillerie où Manny va s'approvisionner régulièrement. À chacune de leurs rencontres (et ça arrive à chaque épisode), un truc bizarre se passe entre eux. Ils se regardent avec des yeux de braise, ou font des commentaires plus qu'étranges. Une fois, ils ont même dansé le tango (et quand ça commençait à devenir trop chaud, Manny s'est encoublé en disant qu'il était un piètre danseur. C'est ça, ouais.) et à la St-Valentin se sont offert des cadeaux. J'imagine qu'il y a quelques dessinateurs qui doivent avoir l'esprit mal tourné.

Au sujet télévision, j'en ai des choses à dire: tout d'abord, tu ne me croiras jamais, mais la canne à pêche de Mickey est des plus insolites: à la place du hameçon, il y a un gant de Mickey. Juré.
Ah ben tiens, on va se faire plaisir. Voici quelques uns des génériques de programmes télé pour enfants chéris et tant aimés (les génériques, pas les enfants. Pas folle la guêpe.):
Imagination Movers, Higglytown Heroes (Ya même un extrait au début), Handy Manny (le fêlé qui a fait la vidéo l'a mise cinq fois à la suite. Au fait, Kelly est la rousse du début.), Mickey Mouse, Peppa Pig (celui qui me donne envie de m'ouvrir les veines) et mon préféré: My Friends Tigger and Pooh.
Ah, tout ça me rappelle ma propre enfance, quand je regardais Pingu. Tu connais pas Pingu? Mais si, mais si. Regarde. Ah, tu vois.
Ce qui est rigolo, c'est que le générique de fin de chaque épisode est chanté en suisse-allemand. Je croyais donc que la langue des pingouins (enfin, des manchots plutôt) était le suisse-allemand.
En même temps, on peut pas m'en vouloir.

Photo: London by night.
Pingouin dans le jardin, l'hiver n'est pas loin.

# Postato mercoledì 14 gennaio 2009 20:42

Modificato giovedì 29 gennaio 2009 15:26